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BEA racheté par Oracle pour 8,5 milliards de dollars

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La concentration dans le domaine du logiciel se poursuit. Après avoir rejeté l'offre d'achat d'Oracle au prix de 6,7 Md$ il y a trois mois, BEA vient d'accepter une nouvelle offre pour 8,5 milliards de dollars, soit 5,7 milliards d'euros.

Fondé en 1995, BEA Systems Inc. est spécialisée en infrastructures applicatives s'appuyant sur les technologies Web et les architectures SOA. BEA propose ainsi à ses clients une infrastructure complète et unifiée pour le développement, l'intégration et le déploiement d'applications e-business stratégiques et le déploiement de SOA, notamment grâce à ses produits BEA Tuxedo, BEA WebLogic, et à la gamme BEA AquaLogic.

BEA s'adresse aux petites, moyennes et grandes entreprises parmi lesquelles on compte Amazon.com, Fedex, United Airlines, ou encore DirectTV. BEA Systems compte aujourd’hui 3000 collaborateurs de par le monde.
Avec ce rachat, Oracle se renforce clairement dans le domaine du SOA, où BEA se positionne à la fois comme un leader et un visionnaire, comme le montre la figure ci-dessous :

















(source : Gartner, mai 2007)

ILM (Information Lifecycle Management) : la synthèse.

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My DataNews fait le point sur le concept très en vogue de l’ILM, la gestion du cycle de vie de l’information.

Le concept
L’ILM est un concept récent lancé en 2003 par la société Legato, et repris par
EMC suite au rachat de Legato. L’objectif est de gérer de façon intelligente le cycle de vie de l’information - de la création à la destruction - en optimisant l’infrastructure et les moyens de stockage, tant d’un point de vue technique qu’économique.

La réflexion se fonde sur la croissance du volume de données que les entreprises ne parviennent plus à maîtriser. Les entreprises constatent en effet un taux annuel de croissance de l’information compris entre 30 % et 70 %, qui ralentit les applications essentielles. Si les données structurées (bases de données, ERP, datawarehouse..) sont relativement bien gérées, avec des systèmes d’archivage ad-hoc, la nécessité d'optimiser la gestion des données non structurées est plus récent. L'ILM adresse donc en priorité les problématiques du cycle de vie des données non structurées (bureautique, applications GED, pages WEB, messageries électronique,…).

Autre idée clé : la notion de valeur de l’information. Au fil du temps, la valeur des informations s'accroît ou décroît. Si les contraintes légales de conservation des documents doivent bien sûr être respectées, il faut aussi tenir compte de la valeur commerciale de l’information. Les courriels envoyés à une même date n’ont pas tous la même importance. Pour Todd Rief, directeur senior de la stratégie produit chez StorageTek (racheté par
Sun en 2005), « 90 % des données de la planète qui encombrent les centres informatiques sont de l’information répliquée dont plus de 80 % ne fait plus jamais l’objet d’aucun accès. Pourtant beaucoup de ces données sont stockées inefficacement sur le support le plus coûteux pendant une longue période ». Une information possédant de la valeur ne sera pas traitée de la même manière en terme de stockage. On veillera en particulier à ce que son accès soit aisé. On cherchera aussi à stocker les informations de moindre valeur sur des unités de stockage moins onéreuses.

L’ILM est donc le point de rencontre entre besoins métiers, besoins légaux, technologie de stockage et d’archivage, et optimisation des coûts.

La démarche ILM

L’application des concepts précédents permet de définir une démarche visant à appliquer des règles de stockage différentes selon la valeur de la donnée à sauvegarder ou archiver. Les règles de stockage et d’archivage sont donc définies en fonction des critères suivants :
· la valeur commerciale : elle est fonction de l’utilité de la donnée ;
· exigences de sécurité : intégrité, confidentialité et disponibilité des données ;
· exigences réglementaires sur les données ;
· temps d'accès aux données ;
· coût de stockage.

Remarquons que l’ILM va nettement plus loin que l’archivage, puisque l’on ne tient pas uniquement compte des contraintes légales et du critère date.

La mise en œuvre de l’ILM nécessite donc en amont une réflexion sur les objets de données que l’on souhaite traiter, pour définir les règles de stockage adéquates. A ce stade, l’adhésion et la compréhension des enjeux des détenteurs de données est essentiel.
L’étape suivante consiste à migrer les données sur les différents niveaux de stockage, et prévoir le circuit des futures données.
La mise en œuvre d’une solution d’ILM étant encore récente, il peut être opportun de rôder la démarche sur un périmètre restreint, puis de l’étendre progressivement selon le principe d’un pilote que l’on déploie après retour d’expérience.

Marché et acteurs

Comme pour toute nouvelle technologie, on entend dire ici et là que l’ILM serait un concept purement marketing visant à promouvoir et dynamiser le secteur du stockage.

En fait, l’ILM est bien plus qu’un discours marketing, car il apporte une méthodologie et une réponse aux problèmes engendrés par la prolifération des données. La démarche s’intéresse de près au couple besoins métier / coûts du stockage de l’information, et n’est donc plus uniquement appréhendée sous le seul angle technique. Si les grandes entreprises constituent actuellement le gros des clients, la problématique concerne aussi les PME.

Actuellement peu d’acteurs offrent une solution ILM globale. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de fournisseurs, issus du monde du stockage pour la plupart, se sont alliés pour offrir des solutions ILM intégrées. Citons à titre d’exemple EMC et Outerbay Technologies, BMC Software et Princeton Softech, VERITAS et Network Appliance, ou encore StorageTek et divers partenaires.

En savoir plus :
- Fédération ILM Stockage Archivage (FEDISA)
- l'archivage élctronique à l'usage du dirigeant (publication FedISA / Cigref)

Source image 1 : www.dashertechnologies.com/ Source image 2 : www.01net.com

Les raisons de l'essor des ERP

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Les PGI (Progiciels de Gestion Intégrés en français) appelés couramment ERP « Enterprise Resource Planning » en anglais, se sont largement implantés au sein des grandes entreprises au cours des quinze dernières années. Le terme « Progiciel » résulte d’une concaténation des termes Produit et Logiciel. Un progiciel intégré est donc un produit logiciel conçu et vendu par un éditeur, couvrant plusieurs domaines fonctionnels de façon intégrée.
Les différentes fonctions de l’entreprise (comptabilité, contrôle de gestion, vente, production, maintenance, achats, stocks, ressources humaines,…) sont donc prises en charge par l’ERP grâce à des modules fonctionnels. L’intégration est assurée par une base de données relationnelle partagée par les différents modules.

Le succès des ERP s’explique par plusieurs facteurs :


– Recentrage des entreprises sur leur métier d’origine : dans un environnement économique difficile, les entreprises ont tendance à se recentrer sur leur métier d’origine. Toutes les directions et services sont concernés par ce mouvement de recentrage. Les directions informatiques ont largement été impliquées dans cette démarche, et les développements d’applications spécifiques souvent longs, coûteux et incertains ont laissé peu à peu place à l’implémentation de solutions packagées de type progiciel métier ou ERP.

– Optimisation des processus : dans chaque domaine fonctionnel, l’ERP s’appuie sur les meilleures pratiques de gestion. Aussi, la mise en place d’un ERP a l’avantage de réduire voire supprimer les coûts liés au développement du logiciel, puisque le progiciel est déjà conçu et développé. L’entreprise peut alors se consacrer au paramétrage du progiciel (pour que celui-ci « colle » à son organisation et à sa stratégie), aux procédures à mettre en place, à la formation des utilisateurs, à la conduite du changement, etc. La mise en place d’un ERP est souvent l’occasion de repenser et améliorer les processus de l’entreprise.

– Intégration et cohérence transversale des données de l’entreprise : c’est incontestablement un point fort des ERP. S’appuyant sur un SGBD relationnel, les données sont partagées par toutes les fonctions, et ne sont saisies qu’une seule fois à la source. Les échanges entre différents services ou départements d’une entreprise sont fluidifiés. L’ERP joue donc un rôle moteur dans le décloisonnement des structures de l’entreprise, qui devient ainsi plus agile.

– Maîtrise des coûts informatiques : les coûts liés à la technique informatique sont diminués au profit d’un investissement dans l’optimisation des processus. La mise en place d’un ERP se fait généralement avec l’aide de prestataires extérieurs. Cette sous-traitance permet clairement une meilleure maîtrise des coûts, tout en s’appuyant sur de solides compétences produit et métier.
Les raisons de ce succès ne doivent cependant pas masquer les obstacles parfois rencontrés lors de la mise en place d’un ERP. L’impact sur l’organisation et les processus nécessite généralement un effort d’adaptation non négligeable pour l’entreprise.

Le marché des ERP est largement dominé par SAP. De nombreux autres éditeurs se partagent le reste du marché : Oracle, Peoplesoft (racheté par Oracle), Lawson, Sage Adonix, … et bien d’autres.

Les grandes entreprises ont pour la plupart adopté l’un des grands ERP du marché, et l’on assiste aujourd’hui à des offres ciblées de la part des éditeurs en direction des PME.

Par ailleurs, les ERP évoluent depuis quelques années vers des architectures orientées service (SOA) plus ouvertes, intégrant le WEB, et proposent pour la plupart une gestion centralisée des données de base partagées par toute l'entreprise via des solutions de Master Data Management (MDM).

Blogs spécialisés :
- SAP Blog

A lire :
- Piloter un projet ERP (Jean-Luc Deixonne)
- Manager avec les ERP (Jean-Louis Lequeux)
- Réussir votre projet ERP (Laurence Tournant et Wilfrid Azan)

L’apport du Master Data Management (MDM)

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Les données au cœur des applications métier.

Bien que le concept de référentiel d’objets métiers ne soit pas nouveau, un nombre croissant d’acteurs proposent des solutions de «
Master Data Management » (MDM).



De quoi s’agit-il ?

Les solutions MDM permettent de gérer au sein d’un référentiel un certain nombre d’objets métiers appelés données de base (principalement articles / produits, clients, fournisseurs, employés) pour les diffuser aux différentes applications de l’entreprise.

Grâce au référentiel commun, les utilisateurs peuvent manipuler la même version de la réalité, ce qui facilite évidemment les échanges entre applications, et améliore la qualité des flux métiers sous-jacents. Donc le business !

Quels sont les grands principes ?

- une gestion centralisée :

La mise en place d’un référentiel permet de mieux maîtriser la gestion des données et de gagner en efficacité. Cela est d’autant plus vrai, que les solutions MDM proposées aujourd’hui possèdent pour la plupart des outils d’analyse du contenu, permettant de mettre en relief les défauts de qualité, tels que des doublons.

- des données synchronisées :

Les échanges se font en temps réel, avec possibilité de mettre en œuvre différents scénarios. Il est ainsi possible de maintenir les données de base directement dans le référentiel pour les diffuser aux applications. Mais le référentiel peut aussi jouer le rôle de collecteur de données depuis une application maître, et de distributeur aux autres applications, avec au passage, des contrôles de cohérence et des alertes que l’on peut paramétrer.

- un workflow intégré :

Un workflow est le plus souvent associé au référentiel, pour gérer par exemple les différentes étapes de la création d’un produit, et alerter au bon moment les acteurs devant mettre à jour la fiche produit.

Pourquoi constate t-on un regain d’intérêt pour ce type de solutions ?

La raison principale tient au volume des données qui va en augmentant, et à la complexité du paysage applicatif au sein des grandes entreprises. Dans ces conditions, il est de plus en plus difficile d’assurer la cohérence des données entre applications.

La montée en puissance des architectures orientées services, c'est-à-dire du SOA (Service Oriented Architecture) renforce le besoin de gérer les données au sein d’un référentiel. En effet, le modèle SOA part du principe que l’on n’évitera pas la multitude d’applications, car il est finalement logique de vouloir se doter de la meilleure solution pour chaque fonction de l’entreprise. L’idée qu’un énorme ERP puisse gérer touts les besoins de l’entreprise est donc dépassée.

La tendance aujourd’hui est plutôt d’intégrer les processus et les applications métier clés en adoptant une architecture SOA construite sur une infrastructure relativement souple, avec des services réutilisables fondés sur XML, et des protocoles standards de services web. Pour que cela fonctionne, il faut évidemment ne pas oublier les données !

Quels sont les grands acteurs du MDM ?

Globalement, on retrouve les grands éditeurs d’ERP tels que SAP (solution Netweaver MDM) qui est un pionnier du MDM, ou Oracle (solution Active Data Hub).

Suite au rachat des entreprises spécialisées Trigo mi-2004 et DWL mi-2005, IBM est très bien positionné sur le marché avec les produits WPC (gestion des produits) et WCC (gestion des clients) intégrés à son offre Websphere.

Les acteurs de la Business Intelligence développent également des offres MDM, notamment Hyperion, Teradata ou encore Business Objects (avec son offre EIM).

Enfin une multitude de « pure players » tels que Sunopsis ou FullTilt Solutions apportent des solutions intéressantes. Et il y en a bien d’autres.

En conclusion, retenons que le MDM devient incontournable pour tirer profit du système d'information, et servir les métiers de l'entreprise. En gérant de façon unique, juste, et partagée les données produits, clients, fournisseurs, le fonctionnement opérationnel et managérial de l'entreprise est évidemment optimisé. Notons enfin que les architectures SOA ne pourront bien fonctionner que si l'on met en place un référentiel, véritable coeur du SI.

 

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