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Compétitivité : la France au 28e rang mondial

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L'Institute for Management Development (IMD) de Lausanne (Suisse) vient de publier le classement annuel de la compétitivité des pays.

Selon le classement, la France gagne deux places (du 30e au 28e rang) par rapport à 2006, mais son retard se creuse par rapport aux Etats-Unis.

Les auteurs fixent cinq challenges à la France pour réduire le fossé qui la sépare des Etats-Unis, en matière de compétitivité : attirer plus de talents, simplifier la fiscalité et assouplir le marché du travail, investir davantage en recherche et développement, développer les pôles de compétitivité et améliorer son image à l'étranger.

Lire
l'article du Monde (11 mai 2007).

Le boom des mobiles dans les pays émergeants

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Selon Wireless Intelligence, les marchés émergents comme l'Afrique, l'Inde et la Chine pèsent désormais 59 % du marché mondial avec 1,6 milliard d'abonnés mobiles (chiffres à fin 2006).

Notons que seul le tiers de la population des pays émergents est abonnée, mais la croissance est particulièrement forte. A titre d'exemple, 15 % de la population indienne a un téléphone portable, mais le marché croît à raison de 6 millions de nouveaux abonnés par mois.

La Chine de son côté compte 400 millions d'abonnés mobiles et constitue le premier marché mondial en termes d'abonnés au téléphone portable, devant les Etats-Unis et le Japon.


Second Life et vous : résultats du sondage.

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Devant l'ampleur du phénomène "Second Life", j'ai cherché à connaître la perception et les habitudes des lecteurs de My DataNews, via un sondage réalisé du 20 janvier 2007 au 27 février 2007.

Rappelons que Second Life est un univers virtuel fondé en mars 2002 par la société Linden Lab, qui permet aux particuliers comme aux entreprises de mener une seconde vie. Il est ainsi possible de changer de métier, bâtir un empire ou encore de de vivre une idylle virtuelle. Certaines entreprises y sont présentes, à l'instar de Reuters qui y a installé une agence de presse, de Toyota qui possède des boutiques ou encore de Lancôme, 1ère marque de cosmétiques de luxe désormais présente dans l'univers virtuel.

43 % d"entre vous avez visité l'univers virtuel de Second Life au moins une fois. La majorité y retourne soit régulièrement (17%), soit occasionnellement (18%), preuve que l'univers virtuel ne lasse pas. Une plus faible partie des lecteurs (8% de l'ensemble) ayant goûté au monde virtuel n'y retourneront pas.

Le sondage laisse à penser que le potentiel de développement est important puisque 23 % des lecteurs n'ont pas encore testé le jeu, mais ont l'intention de le faire prochainement.

Il est frappant de constater que 7 % seulement n'ont jamais entendu parlé de Second Life. Ce faible taux est révélateur du succès foudroyant que connaissent les jeux virtuels.

L'engouement est cependant à nuancer, puisque vous êtes tout de même 27 % à refuser d'essayer le jeu. Les commentaires associés aux votes mettent en avant le danger que représenterait ce type de jeu virtuel, en éloignant les hommes et les femmes des réalités et de leurs responsabilités. Il est vrai que ces jeux de rôles de plus en plus captivants peuvent agir comme une drogue. Vous admettez toutefois que Second Life présente un intérêt pour les entreprises, qui peuvent tester par exemple un nouveau produit dans le monde virtuel, avant de le lancer dans le monde réel.

Enfin, à l'approche des élections, il est intéressant de noter que certains candidats mènent aussi leur campagne dans Second Life.

A lire :

Du Web 2.0 au Web 3.0 : réactions sur AGORAVOX

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Un grand nombre de réactions suite à mon article "Du Web 2.0 au Web 3.0" publié désormais sur :



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Et vous, qu'en pensez-vous ?

Du Web 2.0 au Web 3.0

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Comme les résultats du sondage My DataNews l’indiquent, la compréhension de ce que recouvre le Web 2.0 est plutôt mitigée. A tel point qu’un grand nombre de blogueurs sondés ne savent pas ce que c’est, tandis que d’autres n’y voient qu’un phénomène de mode.

Malgré ce flou, on commence déjà à parler du Web 3.0, la prochaine génération d’Internet, qui apporterait de nouvelles possibilités et davantage de services. La conférence
LE WEB 3 organisée par Loïc témoigne de ce phénomène.

Souhaitant apporter un éclairage sur cette récente tendance, j’ai tenté d’expliquer de façon synthétique les apports successifs des différentes générations du Web par la cartographie ci-dessus. Cette analyse n’est vraisemblablement pas exhaustive, et très certainement incomplète, mais elle a pour vocation de fixer un certain nombre de repères essentiels pour comprendre les étapes majeures de l’évolution Internet. Elle apporte également une vision, la mienne, de ce que sera le WEB dans quelques années.

J’ai retenu 5 axes : la technologie, le contenu, le commerce, le pouvoir et l’influence, la dimension sociale.

- Technologie : LA véritable source de progrès, sans laquelle rien n’est possible
La figure présente quelques innovations majeures, allant des premières pages HTML, au WEB sémantique, en passant par le XML, les flux RSS, et la technologie
AJAX.
Non, il ne s’agit pas d’une grande lessive (!), mais bien d’évolutions majeures, apportant à chaque étape des possibilités nouvelles. Le WEB 3 devrait donc être synonyme de Web Sémantique, permettant par exemple d’obtenir une réponse cohérente et précise, à une question ciblée. Cela devrait être possible en associant au contenu une couche de description, c’est à dire en utilisant des informations sur les informations (les meta-données). Pour en savoir plus, il est intéressant de lire les posts suivants :
Web 3.0 : données ou sémantique chez Affordance, FOAF, la première brique du Web sémantique ? sur InternetActu, ou encore les différents articles du site Planète Web Sémantique.

- Contenu : grâce aux progrès de la technologie, le contenu s’améliore
A la fin des années 1990, le contenu était fourni par des sites internet présentant des pages HTML. La seconde génération Internet (Web 2.0) a enrichi ce modèle par des documents multimédias connectés entre eux. Moins « texte » et davantage « vidéo » et « son », le nouveau Web franchit ainsi une nouvelle étape. En même temps, les échanges et le partage se développent.
La révolution attendue du Web 3.0 consiste en une plus grande intégration des sources d’information, avec des réponses à nos requêtes plus intelligentes, plus pertinentes, et plus proches de l’humain. Bref, l’ère du Web 3 sera marquée par la déduction cognitive.

- Commerce : vers une intégration multi-acteurs et multimédia
Le Web 1 a créé véritablement une révolution dans le commerce, d’une part par l’arrivée de marchands Web tels que Amazon, d’autre part grâce au développement sur Internet du commerce traditionnel (FNAC, SNCF, etc.).
Depuis quelques années, on s’oriente peu à peu vers une plus grande intégration des différents acteurs, qui proposent des services connectés, et multimédia. Le récent post
Vers un Web 3.0 ? de Fred Cavazza explique remarquablement cette évolution, au travers d’un exemple.

- Pouvoir et influence : le pouvoir et les cercles d’influence sont modifiés
Les débuts d’Internet étaient caractérisés par des sites d’information et/ou marchands, auprès desquels les internautes allaient chercher de l’information. Le pouvoir d’influence était la plupart du temps entre les mains de sites professionnels. Avec l’arrivée des outils de partage de l’information (blogs, wikis), le pouvoir est désormais rendu aux utilisateurs. A côté des journalistes professionnels, des individus blogueurs délivrent désormais de l’information, souvent appréciée pour son authenticité et son style direct. Cette tendance devrait s’accentuer avec le Web 3.

- Dimension sociale : vers une participation élargie des individus
Au-delà du pouvoir et de l’influence, il est intéressant de noter que les individus participent de plus en plus à la vie publique, notamment via les blogs. Nous sommes passés d’une étape de publication d’informations (grâce aux pages perso) à une phase d’échange.
Le Web 3 renforcera à coup sûr le phénomène collaboratif, où le contenu comptera davantage que le statut.

Identifier les sources d'influence dans la blogosphère

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La montée en puissance du média numérique, avec notamment la multiplication des blogs, engendre une modification profonde des circuits d’information. Toute information peut désormais être facilement diffusée puis relayée en quelques minutes aux quatre coins de la planète.

La conséquence pour les entreprises est que les messages véhiculés, positifs comme négatifs, deviennent difficiles à maîtriser. S’il est relativement aisé de connaître ce qui se dit de ses marques ou de ses produits, il n’en est pas de même pour identifier clairement les véritables sources d’influence, ou les « faiseurs » de tendance. Or la connaissance de ces sources devient évidemment cruciale, pour s’adapter rapidement, et modifier dynamiquement sa stratégie.

Les choses sont en train de bouger, et un certain nombre de sociétés spécialisées proposent dès à présent des outils permettant de surveiller, modéliser et mesurer en temps réel les zones d’influence de la blogosphère, sur tel sujet ou tel produit. Basés sur des algorithmes puissants d’analyse (relations entre messages, qui est connecté avec qui, qui génère et qui transmet, etc.. ), ces outils constituent une arme redoutable pour intervenir très en amont, et améliorer son image, ses produits, sa relation avec ses clients.

Le professionnel des medias et spécialiste du Marketing Jerry Bowles présente sur son blog
Enterprise Web 2.0 l’un de ces nouveaux outils : BuzzLogic.

Par rapport aux outils et méthodes traditionnels, BuzzLogic fournit des analyses en temps (quasi) réel, ce qui constitue la véritable innovation. Innovation de taille dans un monde où tout va très vite, et où la réactivité fait de plus enplus la différence.

A noter que d’autres fournisseurs sont présents sur le marché comme Nielsen BuzzMetrics, ou encore Cymfony. Et il y en a d'autres.

Parions que ce type d'outils remportera un vif succès très prochainement. Bien entendu, et comme toujours, la technologie seule ne fera pas de miracles, et c'est surtout son utilisation "intelligente" qui sera la clef du succès.

Blogs et éducation

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J'ai adoré la super interview de Mario Asselin (ancien proviseur précurseur sur les blogs) par Loïc Le Meur sur l'utilisation des blogs dans l'éducation.

Si vous êtes prof ou proviseur, allez faire un tour chez Mario !




(lien, source et vidéo chez Loic)

Inde, nouvel eldorado de la high-tech

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Comme on peut le lire régulièrement dans la presse, l’Inde est devenue en quelques années un pays incontournable pour tous les acteurs de la haute technologie, notamment les services informatiques. Ainsi, les ténors du secteur (IBM, Capgemini, Accenture, …) investissent massivement dans des filiales indiennes, qui délivrent à un coût moindre un service de qualité. Pas une journée ne se passe sans que l’on parle d’ « offshore » dans les milieux de l’informatique.

L’offshore, kézako ?
L'offshore, c'est l'opération de sous-traitance de tout ou partie d'un projet ou d’un service informatique, en dehors de son pays. Il s'agit principalement d'une délocalisation vers un pays en développement ou une zone où les coûts sont significativement inférieurs à ceux pratiqués sur le marché domestique.

Les chiffres parlent d’eux mêmes : 43000 employés pour IBM, 19000 chez Accenture, 6000 chez Capgemini (10000 prévus fin 2007) travaillent désormais dans le pays aux mille charmes. Et le mouvement ne cesse de s’accélérer.

Quelles sont les raisons de ce mouvement ?
Plusieurs facteurs expliquent ces chiffres :

- le coût : un ingénieur indien coûte actuellement trois fois moins cher que son homologue français
- un vivier de compétences : l’Inde dispose d’une main d’œuvre hautement qualifiée. Le nombre de diplômés indiens anglophones de haut niveau par an est de 250 000 (dont 75000 informaticiens), à rapprocher des 20 000 ingénieurs toutes disciplines confondues, qui sortent chaque année de nos écoles françaises.
- la capacité à délivrer rapidement : le nombre élevé des ressources indiennes permet de satisfaire l’exigence croissante de la part de nombreuses entreprises, d’industrialiser les processus de développement des applications informatiques, et de diminuer les délais de livraison.

Avec de tels tarifs et une telle force de frappe, le secteur IT en Inde a actuellement le vent en poupe et les SSII locales en profitent largement, à l’instar des principales firmes indiennes du secteur : Wipro, Tata Consulting ou encore Infosys Technologies. Globalement, les revenus de l'industrie des services et logiciels informatiques y ont atteint 29,6 milliards de dollars en 2005, et le nombre d'employés devrait avoisiner 900 000 personnes fin 2006.


Quelles sont les conditions de réussite d’un projet offshore ?
La délocalisation d’une partie d’un projet informatique nécessite un certain nombre de pré-requis pour bien fonctionner. Si l’on sous-traite des tâches de programmation par exemple, il faut que les spécifications correspondantes soient d’une précision et d’une clarté irréprochable.


Il y a aussi besoin de maintenir un contact permanent (téléphone, visio conférence,…) pour suivre les travaux, et de se rendre sur place de temps en temps pour maintenir une présence physique, faire le point, et recadrer le cas échéant un projet.

Enfin, il faut s’assurer côté indien que la maîtrise de la langue anglaise soit bien réelle. Ce dernier élément est crucial pour la réussite des projets offshore, et force est de reconnaître que le niveau d’anglais s’avère parfois insuffisant, à tel point que certaines sociétés de service basées en Inde cherchent à attirer des travailleurs européens, en leurs offrant des primes et en mettant en avant une qualité de vie intéressante ! Avis aux amateurs !

Quelles sont les conséquences sur l’emploi ?
Tout et son contraire est dit et écrit dans ce domaine. Selon certaines personnes, l’offshore engendrerait d’ici une dizaine d’années 3 à 4 millions d’emplois délocalisés (tous secteurs confondus). Selon d’autres, l’impact serait beaucoup plus limité. Comme toujours, nous manquons de recul et de données chiffrées. Il est toutefois clair, c’est mathématique, que le fait de sous-traiter certaines tâches à l’étranger engendre chez nous un déficit d’emplois. Mais il faut prendre en considération que le phénomène inverse se produit également, car les grands acteurs indiens multiplient les emplettes sur le Vieux Continent. Les Indiens cherchent actuellement à gagner de nouvelles références et une compréhension du marché local.

Pas si simple donc.

Aussi, tout ne peut pas être délocalisé, notamment les activités à forte valeur ajoutée telles que le conseil, qui nécessitent d’être en contact direct avec les clients.


Enfin, ll faut s’attendre à ce que le niveau de rémunération des Indiens progresse à l’avenir, avec pour conséquence, un gain financier moins important que actuellement. Il faudra alors se tourner vers d’autres pays, qui à leur tour progresseront.

D’une certaine manière, à l’échelle de la planète, l’offshore joue un rôle social et humanitaire important, au moins dans le secteur des prestations intellectuelles, puisqu’il permet à des pays globalement pauvres de progresser et de s’enrichir. Bien entendu cette idée est difficile à admettre, car la conséquence immédiate est bien une diminution du nombre d’emplois en occident, avec toutes les incertitudes que cela engendre. Mais a t-on le choix ?

Si je poursuis cette logique de progression et d’enrichissement, viendra un jour le temps où tous les pays seront plus ou moins au même coût. On assistera alors à des échanges un peu partout, avec comme seul critère de différentiation : la compétence et la qualité de service.

L’Inde, pays de contrastes


· Une personne sur six sur la planète est indienne
· En 2040, l’économie indienne devrait être au 3ème rang mondial
· On compte 18 millions de naissances chaque année
· L’analphabétisme touche 25 % des adultes et 45 % des femmes
· 400 millions de pauvres vivent avec moins de 1 euro par jour
· 70 millions de foyers reçoivent la télévision par câble ou par satellite
· 2 étudiants sur 3 partent étudier à l’étranger
· L’Inde possède 1000 écoles d’ingénieurs et 1000 facultés donnant accès à un diplôme d’informaticien
· L’agriculture représente toujours plus de 60% de la main d’œuvre
· Les services (notamment dans l’informatique) représentent 25% des emplois
· 25 millions d’Indiens vivent hors de l’Inde, dont plus de 2 millions aux Etats-Unis, avec un revenu deux fois supérieur à la moyenne américaine
· Il y a en Inde 82% d’hindous, 12% de musulmans, 1,9 % de sikhs, 1,3% de chrétiens, 0,8% de bouddhistes

A lire :
Le Défi indien, Pourquoi le XXIe siècle sera le siècle de l’Inde de Pavan K. Varma (Editions Actes Sud).
 

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